Un testament de foi et d’amour de Père Jean-Michel Sonnier le 8 février 2026- Dimanche du Fils prodige
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Dans cette homélie profondément habitée par l’espérance, père Jean-Michel Sonnier partage avec simplicité la gravité de son état de santé et l’annonce d’une fin proche. Loin de toute tristesse, il offre à sa communauté un véritable testament spirituel : une méditation sur la confiance en la volonté de Dieu, le mystère de la souffrance, la force de la prière et l’appel à aimer sans limite.
S’appuyant sur la tradition orthodoxe, il rappelle que le salut du genre humain demeure une espérance ouverte, que nul ne doit être jugé, et que le cœur orienté vers la lumière est déjà chemin vers Dieu. Son message est une invitation à persévérer, à s’attacher à la miséricorde et à faire grandir la communauté dans l’unité et la prière du cœur.
Annonce de la maladie et acceptation de la volonté divine
Aujourd’hui je suis avec vous. Ne sachant pas quel est l’avenir, mais sachant que pour moi, l’envol se rapproche. Voilà, cela fait deux ans que vous ne me voyez que de temps en temps, entre des périodes de traitement plus lourdes. Et je ne doute pas un instant que vos prières nombreuses ont contribué à me donner ces deux années de rémission. Mais depuis la nuit du premier janvier, une sonnette d’alarme m’a prévenu que je devais me préparer et préparer mes proches.
Réflexion sur la souffrance et l’abandon divin
Ce qui ne veut pas dire que des prières de plusieurs demandant une guérison durable et longue, ne soient pas entendues. Toutes nos prières sont entendues si elles partent du cœur. Mais à un moment donné, la prière doit être non pas que mon désir soit satisfait, mais que la volonté du Père soit faite. C’est ce que nous demandons dans la prière du Seigneur : Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Et il faut garder toujours dans l’esprit et dans le cœur que Dieu, avec les difficultés de ce monde matériel, veut toujours le meilleur pour nous. Le Seigneur a dit :
« Le chemin n’est pas facile ». Il ne l’a pas été pour lui et ne le sera pas non plus pour ses disciples. Mais il a dit : « Dans les épreuves, ne vous inquiétez pas, je serai à vos côtés et je vous aiderai ». La grande difficulté, c’est d’accepter justement que la volonté de Dieu s’accomplisse et non pas la nôtre. Mais si la nôtre de volonté peut arriver à rejoindre celle du Seigneur, alors, il n’y a plus de tristesse, c’est la joie et la certitude que la lumière triomphe. Que la lumière est déjà là et qu’elle triomphera des épreuves. des difficultés. Et c’est pourquoi je vous remercie encore de toutes vos attentions, de vos messages, de vos prières. Je sais qu’il y en a qui ne sont pas là, même loin vers l’Est, vers le sud. Et on ne peut pas croire un instant que Dieu soit absent. On ne peut pas croire que Dieu soit absent. Qu’il ne nous écoute pas. C’est la plus grande tentation. Quand le Christ sur la croix a dit cette parole : « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » dans un Psaume, c’était pour prendre sur lui toutes nos détresses et notre possible désespoir. Parce qu’à un certain niveau, il ne fait qu’un avec nous. Parce que, à un certain niveau, il est l’unité avec nous. Et il a vaincu par la parole suivante : Père, entre tes mains, je remets mon esprit. Il a vaincu et a dit : Oui, Seigneur, c’est toi qui m’as donné cet esprit. Et par cette force que le Christ peut nous communiquer, si nous ouvrons notre cœur, nous devons toujours résister à la tentation de croire que Dieu n’est plus amour.
Je veux dire que le Seigneur ne peut pas enlever les épines sur le chemin, mais qu’il ne faut jamais croire que c’est un manque d’amour de sa part.
Mais nous devons participer à l’œuvre du salut. Il ne nous demande pas d’être comme des ordinateurs, mais comme des vies en vies. Il nous a dit : « Vous êtes mes amis. Nous participons à cette œuvre de vie et de résurrection en nous attachant à lui. Le Seigneur ne veut pas nous voir comme des ordinateurs, mais il nous a dit : « Vous êtes mes amis. Il veut qu’on participe aussi à l’œuvre du salut. Et si la séparation est toujours difficile, et il a lui-même, Jésus, pleuré Lazare, son ami qui était décédé et qu’il va ressusciter pour un temps. Il faut que les larmes de tristesse puissent se transformer en larmes de joie.
Chacun de nous a une mission à accomplir ici-bas et qui se poursuivra. Pas une mission héroïque, mais une mission, c’est quelque chose qui est donné à chacun pour accomplir sa part dans le salut du monde…Tout au long de nos vies. Toutes ces années n’importe quelle année, mais la qualité de ces années. Et le plus important, ce n’est pas le nombre d’années, mais la qualité de ces années.
Histoire et développement de la paroisse orthodoxe de St Brieuc
Cela fait 18 ans que les premiers appels avaient été lancés à Saint-Brieuc pour réunir des orthodoxes dans une église qui regrouperait tous les orthodoxes de cette région de Saint-Brieuc, quelles que soient leurs origines, quel que soit leur chemin, quelle que soit leur sensibilité, tous ensemble réunis par le Christ. Et on arrive à la 18ème année. Diversité en unité. Et à l’appel de Vladyka Gabriel, c’était la demande de Monseigneur Gabriel, notre paroisse a commencé sous le patronage de Saint Brieuc, qui était un saint de l’église des premiers siècles. Et puis, il y a eu ensuite Père Pierre qui a souhaité que cette paroisse soit présente ici, sur le pays de Dinan, et ensuite plus précisément dans cette chapelle qui réunissait déjà les orthodoxes l’été depuis les années 70. Et ça a été une grande joie. Non seulement pour moi, mais pour tous ceux qui étaient là dès le départ, et certains sont déjà là-haut, déjà dans notre maison, de voir arriver tous ceux qui vous ont précédé, certains d’entre vous qui êtes là presque depuis la première heure et vous tous qui êtes arrivés ensuite comme une famille qui s’agrandit.
Et cette joie, c’est celle qu’on partage dans une famille où on est différent, pas toujours d’accord sur tout, où on a des approches qui peuvent être diverses, mais où on converge vers le même point. Il y a quelques jours encore, une de nos anciennes paroissiales, Véronique, s’est endormie et les funérailles ont eu lieu grâce au père Alain. Je ne pouvais pas m’y rendre. Mais nous avons maintenant des amis et des protecteurs aussi dans le monde invisible. Et nous avons, au cours des années, vécu de très belles heures, de très belles choses et beaucoup partagé. Parfois plus qu’on ne partage, parfois même dans certaines familles terrestres.
Perspectives sur la mort et l’au-delà
Et quand l’heure sera venue, que je ne connais pas. D’après la médecine, ça peut aller de quelques jours à quelques semaines, voire quelques mois. Selon ce qui déclenchera l’envol, vous savez, c’est comme dans les avions, il y a plusieurs boutons. Selon qu’on part avec une piste plus ou moins longue, ce ne sera pas le même régime. Je ne sais pas, Dieu sait. C’est pour ça que je n’ai pas perdu de temps et j’ai préféré venir aujourd’hui. Mais quand je serai envolé, je continuerai à veiller sur vous, jusqu’au jour où nous nous retrouverons tous et alors là, ça sera une très grande fête. C’est pourquoi mon vœu, c’est que cette paroisse continue à grandir. Pas forcément en nombre. Si c’est possible, pourquoi pas ? Il faudra agrandir les murs. Mais encore en unité et en participation de chacun à ce que ce soit vraiment un morceau de ciel sur la terre. Et l’amitié, c’est spirituel, la communion, le partage, jusqu’à ce que ce soit vraiment un morceau de ciel sur la terre. Je pense pouvoir dire au bout de ces années, Le plus important, c’est d’apprendre à aimer comme Dieu aime, c’est-à-dire sans restriction. Sans limite, sans dire : Là, oui, là, non, le plus largement possible. C’est l’ouverture de notre cœur, c’est ce que la communion nous appelle à devenir un cœur ouvert qui n’a pas peur éventuellement de souffrir, mais qui s’ouvre de plus en plus large, que l’amour puisse s’élargir comme des cercles quand on jette une pierre dans l’eau et que les cercles s’élargissent.
Vision orthodoxe du salut et de l’au-delà
Pour quelles raisons ? Parce que lorsque l’on franchit les frontières du monde visible. De par beaucoup de témoignages que j’ai pu recueillir, notamment ces deux dernières années, ou de l’enseignement des saints pères, on est attiré vers là où notre cœur est accordé. Vous savez, les drones. comment peut-on dire, sont programmés pour aller dans une certaine direction. Notre cœur est un peu aussi le cœur d’un drone. S’il est orienté vers Dieu et sur la fréquence de la lumière, nous serons attirés vers la lumière. Mais s’il s’est forgé dans la méchanceté ou dans l’indifférence, il aura peur de la lumière et s’éloignera vers l’ombre. Mais ce n’est jamais Dieu qui nous rejette ou qui nous punit. C’est nous qui le rejetons et nous punissons nous-mêmes. Mais comme il est miséricordieux, nos Saints Pères nous ont enseigné qu’il n’y a pas de lieu infernal définitif quand on quitte le monde visible. L’ombre n’est jamais définitive. C’est pour cela que l’Église prie pour les défunts.
J’ai vu des témoignages, anciens ou récents, dans lesquels les personnes s’étaient senties attirées vers l’ombre. Leur cœur s’était retourné, ils avaient aperçu un rayon de lumière et ils s’étaient sentis soulevés véritablement pour échapper à leur propre condamnation c’est-à-dire à la prison qui se refermait sur eux. C’est un peu compliqué. C’est-à-dire que contrairement à certaines conceptions occidentales, où dès qu’on quitte ce monde, on est définitivement au paradis ou en enfer, ce n’est pas la vision orthodoxe. La vision orthodoxe, c’est qu’on est attiré plus ou moins vers la lumière ou vers l’ombre, mais que rien n’est définitif jusqu’à la fin de la consommation des temps, c’est-à-dire la transfiguration totale de l’univers. À ce moment-là, la liberté demeurera. Saint Isaac Le Syrien a dit : Tous les hommes arriveront à être sauvés, mais on leur a dit : Attention, il y a la liberté qui demeurera toujours. Mais tout sera fait pour aller secouer un petit peu là où ils sont, ceux qui sont repliés sur eux-mêmes pour les ouvrir. Il y a une issue. Tout est fait pour que tout homme puisse accéder à la joie en Dieu. C’est pour ça qu’il ne faut pas juger et surtout jamais condamner quiconque. Si Dieu ne le fait pas, de quel droit nous, nous le ferions ? Au contraire. C’est pour cela que le Christ dit : Ceux qui aiment ceux qui leur ressemblent et qui leur font du bien, il n’y a rien d’extraordinaire. Mais aller vers ceux qui sont ou qui semblent méchants ou qui nous semblent être mauvais, même par rapport à nous, c’est cela même qui est la marque de Dieu, Il veut que tous les hommes soient sauvés et que notre amour n’exclut personne. Que notre amour n’exclut personne ! À l’image de ce que Dieu demande. Mais c’est comme sur notre terre telle qu’elle est actuellement, où l’harmonie a été brisée avec notre complicité, ce n’est pas seulement le grand ancêtre, c’est à toutes les époques qu’on contribue à cela. Parce que l’harmonie a été brisée, c’est compliqué d’aimer tout le monde. C’est un exercice, je dirais, on dit un exploit, un prodige. Et la clé de cela, c’est le pardon. Et le pardon ne peut être donné que dans l’humilité. Tant qu’on veut être le plus fort, le plus grand, etc, on ne donne pas vraiment le pardon. C’est pour ça que le Christ s’est identifié au serviteur souffrant, comme dans Isaïe. Le prince de l’humilité. Et qui a dit : celui qui veut être grand parmi vous, qu’il se fasse le plus petit.
La Mère de Dieu pouvait être la plus grande, elle s’est fait la plus discrète. À tel point que les apôtres, parfois, ne la mentionnent même pas, comme à la Pentecôte, où elle était présente. Elle laisse la place au Christ invisible.
Et nous devons apprendre cette humilité, mais dans les petites choses du jour le jour. Chaque jour, dans les petites choses de la vie quotidienne, et bien, à chaque fois, qu’on réagit en étant susceptible, on est choqué, on a dit quelque chose et on a envie de réagir. Eh bien, on se dit : quand tu auras toi-même blessé personne autour de toi, on en reparlera.
L’importance de la prière selon la spiritualité orthodoxe
Une paroissienne témoigne « Je suis souffrante. J’ai été partout en Russie, ici, en France, en Allemagne, même en Lituanie. Mais aucun des prêtres ne dit que nous pouvons faire ça sans Dieu. Par nous-mêmes. La reine de toutes ces vertus dont les prêtres parlent toujours en Russie, partout dans les cathédrales, dans les petites églises, c’est la reine, c’est la prière. Sans prière, on n’arrivera jamais. Prière du cœur. Bien sûr. Ce n’est pas par nos propres forces. Ce n’est pas par nos propres forces que nous pouvons y arriver ».
L’humilité et le pardon comme fondements spirituels
Père Jean- Michel : C’est tout à fait vrai. Et c’est évidemment en se tournant, je dirais matin et soir, jour et nuit, vers le Seigneur. Jusqu’à ce qu’il vive en notre cœur Qu’il y rayonne et c’est la force de l’esprit du Christ qui pardonnera. C’est la force de l’esprit du Christ qui nous entraînera dans le mouvement de l’humilité, du pardon, de la persévérance et de la fidélité. Des mots que j’ai souvent rappelés parce que dans le monde contemporain, ils sont trop souvent oubliés.
Je voudrais revenir au début de votre phrase. C’est par la force de Dieu, avec fidélité, et persévérance, c’est continuer toujours dans la fidélité à la direction qu’on a voulu prendre. Je vais rajouter une chose, si certains connaissent un peu la navigation à la voile. Quand on veut aller dans une direction, déjà, il faut avoir la boussole, le compas, et fixer la direction. Mais à la voile, on va aller un peu à droite, on va aller un peu à gauche, mais il faut garder le cap. Et dans nos vies, il ne faut pas se faire d’illusion. On va régulièrement glisser d’un côté, glisser de l’autre, se casser un peu la figure à droite et à gauche. Il faut se relever, parce que les ascètes du premier temps disaient : Qu’est-ce que c’est le salut ? C’est tomber, se relever, tomber, se relever, mais pas par sa propre force uniquement. Accrocher la corde de la miséricorde, il y a un jeu de mot en français, notre misère, et Dieu lance une corde à notre misère, ça donne le mot miséricorde, mais ça, c’est valable en français. Je ne pense pas que ce soit valable dans toutes les langues. Il faut s’accrocher à notre foi que Dieu est amour et que à travers des difficultés, des épreuves, il va nous permettre d’en tirer le meilleur. Ce n’est pas lui qui a fabriqué, si on peut dire, le mal, la mort, la souffrance. Il ne l’a pas voulu, il l’a permis parce que l’homme voulait faire sa propre volonté. Mais il nous donne les moyens de nous en sortir. Et à chaque fois qu’on ne peut pas éviter une difficulté, il nous dit : Voilà, avec mon aide, tu vas passer au-dessus et en passant au-dessus, tu vas renforcer tes muscles spirituels. Voilà, c’est compliqué, peut-être à traduire ?
La prière du cœur et la tradition orthodoxe
Et le cœur de la tradition orthodoxe, c’est d’ouvrir notre cœur à la présence de l’Esprit Saint. Tout ce que nous avons dans l’Église, tous les mystères, les rites, les sacrements, ce sont des moyens pour réveiller le cœur de notre cœur, le cœur spirituel, et que comme la fleur de tournesol, il se tourne vers la lumière. Alors, il est normal de se préoccuper du quotidien, des nécessités de nos familles, de nos propres besoins matériels. Mais à travers tout cela, il ne faut jamais perdre quel est le sens de ce que nous faisons ici. Nous sommes tous dans une sorte d’école élémentaire. Et tous, avec des origines, des sensibilités différentes, peut-être aussi des objectifs qui ne sont pas identiques, tous mélangés. Tous, nous sommes mélangés avec beaucoup de différences. Mais ensuite, le Christ nous dit : Il y aura un cri. Chacun sera : Toi, tu es doué pour ceci, toi, tu es doué pour cela. Et chacun va poursuivre ensuite. C’est le début d’une grande aventure. Il y a des choses fondamentales, des éléments fondamentaux qu’il faut apprendre pendant notre vie terrestre. J’ai beaucoup planté d’arbres ces dernières années, surtout depuis que je suis souffrant. Parce que la nature, c’est la résurrection aussi, c’est la vie qui continue. Si un arbre est mal planté et qu’il pousse de travers, ça sera très difficile de le redresser. Mais c’est encore possible. Il faut bêcher autour, rectifier, il faut observer. Et tout ça, c’est notre travail ici. Et il faut vraiment être convaincu que même quand les jours sont difficiles, c’est comme quand il y a le nuage et le soleil derrière. Et nous sommes aidés par le monde invisible de ceux qui nous ont précédés, que ce soit nos proches, qui sont déjà de l’autre côté, que ce soit les saints, les prophètes, tous ceux qui ont une valeur de messager. C’est pour cela que j’ai pris pour la première fois l’étole qui m’a offerte le Père Spyridon et qui représente l’ange. L’ange, c’est le messager. . Il faut toujours revenir à la prière du cœur. Et c’est bien le sens de ce que je vais vous exprimer. Et je vais bientôt finir sur cela. Pas la prière des lèvres seulement, mais la prière qui descend dans le cœur. Si ce n’est que des lèvres, c’est juste un peu de bruit. Si cela descend dans le cœur, cela devient divin. De même, toutes les pensées que nous pouvons avoir sur Dieu, biologie, etc., doivent descendre dans le cœur pour porter des fruits. Des réflexions sur la foi, sur Dieu, ça peut rester dans la tête, mais il faut le faire descendre dans le cœur, et toujours la prière, comme disait Barbara, va nous accompagner. Et c’est justement le centre de l’hésychaste. La spiritualité orthodoxe, c’est que la prière, ce n’est pas juste à un moment à l’église ou chez soi. Ces moments sont importants parce que ce sont les moments forts et après, ça doit continuer comme une petite musique dans le cœur. Et Il ne doit jamais nous quitter, si possible tout au long de la journée et même la nuit. La présence du Christ par son esprit au cœur de notre âme.
Demande de pardon et bénédictions finales
Et comme je ne suis pas sûr d’être là le jour du pardon, l’exil d’Adam et du pardon, et que je sais bien qu’en dix-huit ans, on commet des erreurs ou des maladresses ou des manquements, je vous demande déjà d’avance de me pardonner ce que j’ai pu manquer de faire ou mal faire ou avec maladresse et de prier pour moi Le Seigneur, mes frères. Et pour finir, avant de vous présenter la croix, je compte sur vous pour que chacun fasse tout son possible pour aider tous ceux qui sont en responsabilité de la paroisse pour apporter votre pierre et qu’elle continue de croître au soleil de Dieu. Et qu’elle continue de grandir et de mûrir, de mûrir comme le fruit, il ne suffit pas qu’il y en ait beaucoup, il faut que tu sois mûre. Et vous avez la chance d’avoir plusieurs prêtres parmi nous. Et alors, il faudra les aider. Et je les remercie. Et vous tous. Voilà, maintenant, je vous libère, mais c’est la croix du Christ que nous allons embrasser. Et c’est elle qui nous sauve.
Amen, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.
Archiprêtre Jean- Michel Sonnier doyen de l’Ouest de la France

