Qu’est-ce que l’iconographie orthodoxe?

On peut lire chez Léonide Ouspensky (1902 – 1987) « Théologie de l’icône » ed. du cerf 1982: L’iconographie orthodoxe ou « mouvement d’art de l’évangile », se retrouve dans diverses manifestations :

  • Mosaïques
  • Peintures murales
  • Icônes
  • Enluminures
  • Sculptures de marbre et d’ivoire
  • Métaux ciselés
  • Pierres gravées
  • Étoffes brodées.

L’Église distingue la représentation murale : fresque, mosaïque, sculpture, de l’icône. La fresque fait corps avec l’architecture alors que l’icône peinte sur bois est un objet en elle-même, mais, leurs significations sont les mêmes.

L’iconographie Orthodoxe et Le chant liturgique , accompagnent le culte orthodoxe depuis l’Antiquité, elles ont un lien de parenté vivant.

Une icône est un chant contemplatif, où la gamme de sons et de tons musicaux s’incarne sous la forme visuelle de couleurs, de lignes et de figures.

Le chant liturgique orthodoxe est une icône des sons musicaux.

L’iconographie orthodoxe et Le chant  de l’Église  sont une vision du monde incarnée dans l’écriture liturgique et dans l’iconographie.

iconographie orthodoxe et chant liturgique

 

 

 

L’iconographie orthodoxe: un enseignement théologique en image

L’iconographie orthodoxe, les icônes participent à l’enseignement théologique en image et, au-delà, l’icône réalise une véritable communion avec la personne du saint représenté, qui portera des fruits dans notre cœur, c’est un sacrement. C’est pour cela que l’Église a toujours lutté non pour la qualité artistique de son art mais pour son authenticité, non pour sa beauté, mais pour sa vérité.

L’art occidental, jusqu’au XIIe siècle, reste fidèle à la tradition unique et commune à l’Orient et à l’Occident. Cette tradition vit pleinement dans le magnifique art roman. Puis, en occident l’art s’émancipe de tout canon, de toute règle et rompt le lien organique avec le mystère liturgique pour devenir de plus en plus autonome et subjectif.

 

L’iconographie Orthodoxe – Un art Sacré

L’art pictural chrétien est un art sacré, il existe depuis le début du christianisme, il est fondé sur l’incarnation divine : Dieu est descendu sur Terre par la naissance de son fils bien aimé Jésus Christ afin de racheter la nature déchue de l’homme, maintenant, l’homme peut grandir à la mesure de Dieu. La naissance du Christ nous fait passer de l’ancien testament basé sur l’enseignement direct de Dieu à son peuple par le son et la parole « Shema Israël » au nouveau testament dont le trait distinctif, se manifeste par le lien étroit entre la parole et l’image.

Les premières icônes

Les premières icônes apparues en même temps que le christianisme sont celles du Christ Dieu fait homme et de La Vierge Marie ,la Très Sainte Mère de Dieu , premier être humain déifié qui réalisa le but de l’incarnation : la déification de l’homme. En effet, comment aura-t-on pu faire le portrait, l’image, l’icône, de celui qu’on n’avait jamais vu avant qu’il soit corporellement présent, avant sa naissance ?

« Comment faire une image de l’Invisible ? représenter les traits de ce qui n’est à nul autre pareil ? Comment représenter ce qui n’a ni quantité, ni grandeur, ni limites ? Si tu as compris que l’Incorporel s’est fait homme pour toi, alors c’est évident, tu peux exécuter son image humaine. Puisque l’Invisible est devenu visible en prenant chair, tu peux exécuter l’image de celui qu’on a vu. Puisqu’il s’est réduit à la quantité et à la qualité et s’est revêtu des traits humains, grave donc sur le bois et présente à la contemplation celui qui a voulu devenir visible.

Saint Jean Damascène, La défense des icônes.

L’iconographie orthodoxe – Un prolongement de La Liturgie

L’iconographie orthodoxe n’est pas une « création » au sens de la peinture laïque mais un prolongement de la liturgie. Chaque iconographe apporte quelque chose de soi mais, uniquement après avoir contemplé les plus belles icônes et s’en être imprégné longuement tout en respectant les canons iconographiques de l’Eglise. En effet, dans l’expérience de la foi, il y a des vérités qu’on ne change pas. Le travail de l’iconographe consiste à abandonner ses propres idées pour tendre vers l’expérience de l’Eglise, c’est une expérience de dépouillement, d’abandon, de purification, pour sanctifier toutes ses terres intérieures.

L’iconographie orthodoxe est un art au service de Dieu, sa base n’est pas seulement la sagesse et le talent humains, mais aussi, la sagesse de l’esprit de Dieu, l’intelligence accordée par Dieu lui-même. L’inspiration divine de l’art sacré est le principe de cet art, il tire l’homme vers sa transcendance, en lui donnant une direction spirituelle.

Iconographie orthodoxe et prière dans l'église
Icône et prière

 

 

L’Icône orthodoxe

Les premières icônes

La tradition de l’Église affirme que la première icône du Christ apparut pendant sa vie terrestre. On l’appelle « la Sainte Face » en Occident et, en Orient « acheiropoïètos » : Image non faite par la main de l’homme.

L’histoire nous dit : « le roi Abgar, lépreux, envoya auprès du Christ son archiviste Hannan avec une lettre dans laquelle il demandait au Christ de venir à Edesse et de le guérir.

Le peintre Hannan

Hannan était peintre et, au cas ou le Christ refuserait de venir, Abgar lui recommanda de faire le portrait du Seigneur et de lui apporter. Celui ci trouva le Christ entouré d’une grande foule ; il monta sur une pierre d’où il pouvait mieux Le voir, il essaya de faire Son portrait, mais il n’y parvint pas « à cause de la gloire indicible de Son visage qui changeait dans la grâce »

Le Christ prend un linge

Voyant qu’Hannan désirait faire Son portrait, le Christ demanda de l’eau, Se lava, essuya Son visage avec un linge et sur ce linge Ses traits restèrent fixés. Il remit le linge à Hannan pour le porter avec une lettre à celui qui l’avait envoyé. Quand il eut reçu le portrait Abgar guérit du plus grave de sa maladie. Après la Pentecôte, l’apôtre Saint Thaddée vint à Edesse acheva la guérison du roi et le convertit. »

Iconographie orthodoxe- Abgar
Icône non faite de main d'homme-

Le premier iconographe- St Luc

Toujours selon la tradition, le premier iconographe, fut l’Apôtre LUC, on le représente en train de peindre une icône. On lui attribue les premières icônes de la Vierge, peintes de son vivant et bénies par elle. Saint LUC est le patron des iconographes.

Saint Luc patron des iconographes-

 

A la suite des images du Christ et des images de La Vierge, apparaissent celles des apôtres, des prophètes, des martyrs, des anges, en un mot toute la variété de l’iconographie chrétienne. On retrouve les icônes sur l’iconostase orthodoxe dans l’Église

Aperçus théologiques sur l’icône

L’icône a été conçue à la lumière du mystère de Dieu fait homme pour que l’homme devienne Dieu. Elle participe à l’enseignement théologique, liturgique et dogmatique de la liturgie et de l’Église.

  • L’icône n’est pas une image, ni une décoration, ni même une illustration de l’écriture sainte. Elle est quelque chose de plus : un équivalent du message évangélique, un objet cultuel qui fait partie intégrante de la liturgie : la célébration des mystères. L’icône représente « La Personne » du prototype et porte son nom, c’est cela qui rend possible la communion avec la personne représentée à travers son image, ainsi que la connaissance de cette personne.
  • L’icône, image sacrée, du Christ, de la Vierge, des anges et des Saints découle du dogme fondamental de l’Église : sa confession du Dieu fait homme pour que l’homme devienne Dieu.

DE L’ICÔNE: éléments de construction

L’icône est peinte sur bois comme le bois de la croix.

Sur le bois on pose une gaze, symbole du linceul du Christ, puis on l’enduit de blanc de Meudon.

On utilise pour écrire l’icône des pigments naturels, la terre, mélangés à de l’œuf symbole du germe de vie.

Le dessin suit une construction précise en trois étapes de l’extérieur, au milieu vers l’intérieur, il est centré sur la croix : verticalité.

L’icône s’inscrit dans un carré pour représenter la terre, et sur trois cercles pour signifier la Trinité : un seul Dieu en trois Personnes, le Père, le Fils et le Saint Esprit. Le cercle le plus grand, ou auréole, ou nimbe, indique que la personne est sainte, déifiée, et a atteint le Ciel.

Chaque couleur à une signification,  par exemple :

  • La robe du Christ est rouge pour signifier sa royauté, sa divinité.
  • Son manteau est bleu pour indiquer qu’il a revêtu un corps de chair et s’est fait homme.

Chaque couche très transparente de couleur est posée à la goutte. et c’est la superposition des couches qui finalement fait apparaître la couleur lentement, il y a en général un minimum de douze couches de couleurs successives.

Le travail porte sur la transparence, sur la lumière, il n’y a pas d’ombre. Sur chaque goutte à l’inspir et à l’expir la prière du cœur est récitée : « Seigneur Jésus Christ fils de Dieu, prends pitié de moi pêcheur ».

La perspective inversée guide la construction de l’icône, c’est à dire, il n’y a pas de ligne de fuite, mais au contraire la personne du saint représenté vient à la rencontre vers soi, et appelle à la profondeur, à l’intériorité, à l’ouverture du cœur. Son regard se pose sur nous, il est dit souvent, que l’icône est l’école du regard porté vers l’intérieur.

Le fond de certaines icônes peut être recouvert par des feuilles d’or

 

L’icône véritable n’est jamais répétition de formes figées, …. dans la copie apparente, il y faut une incarnation vivante et créatrice

 L’icône est une fenêtre sur l’invisible.

 

Bibliographie sur l’iconographie orthodoxe

Paul Evdokimov  « L’art de l’icône » Ed. Desclée de Brouwer. 1972, 1990

Roselyne De Feraudy « L’icône de la transfiguration » Ed. Abbaye de Belle Fontaine.1978

Msg Jean De Saint Denis « Centuries Image et Temple » Ed PO 1971

Raymond Oursel « Révélation de la peinture Romane » Ed. Zodiaque 1980

Daniel Rousseau « L’icône splendeur de ton visage » ed. Ddb 1982

Léonide Ouspensky, La théologie de l’icône dans l’Église orthodoxe, Paris 1960, (Le Cerf) 1980, 1998, 2003.

Léonide Ouspensky, Vers l’unité ? Paris (YMCA press)) 1987.

Daniel Rousseau « L’icône splendeur de ton visage » ed. Ddb 1982

Léonide Ouspensky, Le sens des icônes, Paris, Cerf, 2003. Ouvrage en collaboration avec Vladimir Lossky

Revue Le Messager orthodoxe, numéro 112, Théologie de l’icône, in memoriam Léonide Ouspensky, Paris (YMCA press) 1989.

 

ATELIER D’ICONOGAPHIE ORTHODOXE et D’ART SACRÉ St JEAN DAMASCÈNE

Atelier d'Art Sacré St Jean Damascène

LA PRIÈRE DE L’ICONOGRAPHE

Avant de commencer ton travail fais un signe de la croix,

Prie en silence et pardonne à tes ennemis

Applique-toi avec amour à chaque détail de l’icône comme si tu travaillais devant le Seigneur Lui-même.

Durant le travail prie afin de te fortifier intérieurement.
évite surtout les paroles inutiles et garde le silence.

Prie spécialement en union avec celui dont tu peins le visage ; garde ton esprit de la distraction et il sera près de toi.

Lorsque tu choisis une couleur, étends tes mains intérieures vers le Seigneur et demande-Lui conseil.

Ton icône terminée, rends grâce au Seigneur de ce que sa miséricorde t’ait accordé la grâce de peindre des images saintes.

N’oublie jamais la joie de répandre les icônes dans le monde, la joie du travail même de l’iconographe, la joie d’être en union avec celui dont tu peins l’image.

Les pinceaux de Dieu- La peinture murale iconographique orthodoxe

Coproduction KTO/ Big Bang Films / Commune Image. La peinture murale est un art ancestral. Au moyen âge, toutes les églises étaient frusquées. De nos jours, cette tradition perdure à travers des chantiers à la fois artistiques et spirituels. Le documentaire propose de suivre un de ces chantiers au cœur de la vallée des fresques du Poitou.

https://www.dailymotion.com/video/x2cleua

ÉCOLE D’ICONOGRAPHIE ORTHODOXE- SAINT-ANDRÉ-ROUBLEV

5 ans de l’école d’Iconographie orthodoxe Saint-André-Roublev à Paris-Film

Andreï Roublev: saint André l’Iconographe

André Roublev (en russe : Андрей РублёвAndreï Roubliov),  est un moine et peintre d’icônes russe du XVe siècle. Il est né vers 1360-1370 et mort entre 1427 et 1430, probablement le . Il a été canonisé en 1988, date du millénaire de la foi chrétienne en Russie, et est fêté le .

Andréï Roublev- évangéliste Mathieu      Andréï Roublev- Icône de la Trinité

 

ANDREI RUBLEV (Андрей Рублёв) Andrei Tarkovsky (1966) Full HD 1080p

En Russie, au début du 15ème siècle. Andrei, Kirill et Danill, trois moines peintres d’icônes, se rendent chez le maître Théophane le Grec. Ils vont participer à la décoration de la cathédrale de Moscou. Seul Andrei est choisi pour ce travail. Il traverse le pays avec son apprenti pour rejoindre la capitale. Sur la route, il assiste à des scènes de haine et de violence. Ces scènes le poussent à questionner son rapport à la foi.

Film de Andreï Tarkovski · 3 h 03 min · décembre 1969 (France)

Casting (acteurs principaux) : Anatoli SolonitsyneIvan LapikovNikolai GrinkoNikolai SergeyevIrma RaushNikolaï BourliaïevRolan BykovYuri Nazarov

Pays d’origine : Union Soviétique

 Full Movie Sub. sous titre possible en français- 

1ère partie: https://youtu.be/7a944HD-TJ0
2ème partie: Андрей Рублев 2 серия (FullHD, драма, реж. Андрей Тарковский, 1966 г.):https://youtu.be/4JpnrdEOAcM

 

Le Père Grégoire Krug, iconographe orthodoxe, la voie vers la Lumière

// Инок Григорий, путь к Свету. Ce film est en français avec les sous-titres russes.

Iconographie Orthodoxe. Grégoire Kroug- Des Ténèbres à la lumière

Iconographie Orthodoxe. Prophète de la beauté incréée

 

Reportage : 5 ans de l’école d’Iconographie orthodoxe Saint-André-Roublev à Paris

L’école d’iconographie orthodoxe Saint-André-Roublev se situe dans la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky. Le reporteur interroge le directeur de l’école le diacre Maciej Leszczynski.

Alexandre Sobolev Iconographe

Iconographe russe établi à Montréal. Alexandre Sobolev pratique et enseigne l’iconographie selon une technique qui remonte au XVe siècle.

BIBLIOGRAPHIE sur l’iconographie orthodoxe

Source: Les pages orthodoxes la Transfiguration (2005)

1. ICÔNES ET ICONOGRAPHIE

DE A à O

ANGE, Daniel, L’étreinte de Dieu : L’icône de la Trinité de Roublev. Desclée de Brouwer, 1980.
ASSEMAT, Gilbert, Les fresques de Nicolaï Greschny. Éd.des Béatitudes/Lion de Juda, 1986.
ASSEMAT, Gilbert, Un peintre d’icônes : Nicolaï Greschny. Éd. des Béatitudes/Lion de Juda, 1979.
BIGHAM, Stephane, L’icône dans la tradition orthodoxe. Médiaspaul, 1995.
BOUYER, Louis, Vérité des icônes : La tradition iconographique chrétienne et sa signification. Criterion, 1984.
BRENSKE, H., S. Brenske et P. Maslow, Les icônes. Editions Fleurus, 1991.
CLEMENT, Olivier, Le visage intérieur, Stock, 1978. *
DONADEO, Maria, Les icônes, Médiaspaul et Éd. Paulines, 1982. *
DONADEO, Maria, Les icônes de la Mère de Dieu, Médiaspaul et Éd. Paulines, 1984. *
DUBORGEL, Bruno, L’icône, art et pensée de l’invisible,
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GRABAR, André, Les voies de la création en iconographie chrétienne. Flammarion, 1979.
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LABRECQUE-PERVOUCHINE, Nathalie, L’iconostase – une évolution historique en Russie. Bellarmin
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De Q à Z

QUENOT, Michel, L’icône : Fenêtre sur l’absolu. Cerf-Fides (Bref), 1991.
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RAMOS-POQUI, Guillem, La peinture des icônes sur bois. Le Temps Apprivoisé, 1990.
ROUSSEAU, Daniel, L’icône, splendeur de ton visage. Saint-Paul, 1994.
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VANGHENT, Maryse, L’icône, une écriture. Editions de la Morinie, 1991.
WALTER, Christophe, Icônes. Nagel, 1974.
ZIBAWI, Mahmoud, L’icône. Desclée de Brouwer, 1993.

2. LIVRES AVEC REPRODUCTIONS D’ICÔNES

DE A à L

Alpatov, Mikhaïl, et Irina Rodnikova, Icônes – Pskov : XIIIe – XVIe siècles. Éd. d’Art Aurore, Leningrad, 1991.
Babic, Gordana, Icônes. SACELP, Paris, 1984 et 1986.
Laurina, Vera, et Vasily Pushkariov, Les icônes russes, École de Novgorod XIIe – XVIIe siècles. H. Veyrier, Paris ; Aurora, Léningrad, 1980 -83.
Lazarev, Victor N.,:

  1. Moscow School of Icon Painting, Iskusstvo, Moscou, 1980.
  2. Novgorodian Icon Painting, Iskusstvo, Moscou, 1976.
  3. Icônes russes : XIe-XVIe siècles. Desclée de Brouwer 1996.

DE M à Y

Maslenitsyn, S.I., Jaroslavian Icon-Painting. Iskusstvo, Moscou, 1973.
Onasch, Konrad, Icônes. R. Kister, Genève, 1961.
Onasch, Konrad, Icônes de la Russie ancienne. Siloé, 1982.
Ouspensky, Leonid, et Vladimir Lossky, The Meaning of icons. St. Vladimir’s Seminary Press, Crestwood, NY, 1983.
Smirnova, E.S., Icônes de l’École de Moscou, XIV-XVII siècles. Aurora, Leningrad, 1988.
Tregubov, Andrew, The Light of Christ, Iconography of Gregory Kroug, St. Vladimir’s Seminary Press, Crestwood, NY, 1990.
Weitzmann, Kurt, et M Ghatzidakis, et S. Radojcic, Le grand livre des icônes. G. Kogan, Paris.
Weitzmann, Kurt, Gaiané Alibegasvili, Aneli Volskaya, Gordana Babic, Manolis Chatzidakis, Mikhael Alpatov, Téodora Voinescu. Les icônes. Fernand Nathan, 1982.
Yevseyeva, L.M., I.A. Kochetkov et V.N. Sergeyev, Early Tver Painting. Iskusstvo, Moscou, 1973. *