Le Triode de carême dans l’Église orthodoxe, est la période pré-pascale. Il comprend la période préparatoire du Grand Carême et de la Semaine Sainte.
Le Triode commence dix semaines avant Pâques et dure jusqu’au Samedi Saint.
la liturgie des dons présanctifiés a lieu les mercredis et vendredis.
La prière de St. Ephrem le Syrien est introduite dans tous les services religieux avec de grandes génuflexions.
Thèmes du Triode orthodoxe
Le principal est celui du Paradis perdu en Adam et retrouvé dans l’Église, dans la personne du Christ, le Nouvel Adam. L’expérience du jeûne répond ainsi à la « gourmandise » des premiers parents. Mais les prières sont orientées vers la Croix et la Résurrection : « Souviens-Toi de moi, Seigneur, quand Tu entreras dans ton Royaume !» – cette demande du Bon Larron revient comme un refrain. Au milieu des quarante jours, on vénère la Croix, le nouvel Arbre de vie. Chaque samedi, on prie pour que le Paradis soit accordé aux fidèles défunts. Chaque dimanche on célèbre avec joie la Résurrection, Pâque déjà accomplie et à laquelle on tend à communier. L’ensemble du temps du Triode est une célébration de la Pâque, un grand « passage » de la mort à la vie. La grande promesse est de voir Dieu par le saint Esprit.
Structure du Triode orthodoxe
Le Triode est structuré en trois groupes de semaines commençant le dimanche :
Les Dimanches préparatoires :
1. Le Dimanche du Publicain et du Pharisien (Luc 18,9-14 – premier dimanche du Triode).
À partir de la Semaine du Publicain et du Pharisien et dans toutes les semaines préparatoires ultérieures du Grand Carême, des Stichères et le canon du Triode de Carême sont ajoutés aux hymnes des Octoèque. Pour éveiller le repentir et la confession pour les péchés, l’Église commence déjà dans les semaines préparatoires à chanter des tropaires touchantes aux Matines avant le canon : « Ouvrez les portes du repentir… Instruisez-moi sur le chemin du salut, Mère de Dieu. .. Les nombreuses choses cruelles que j’ai faites… ».
2. le Dimanche du Fils prodigue (Luc 15,11-32).
En cette semaine, à travers la parabole évangélique (Luc 15, 11,32), dont la Semaine elle-même tire son nom, l’Église nous montre un exemple de la miséricorde inépuisable de Dieu envers tous les pécheurs qui se tournent vers Dieu avec une repentance sincère, auquel cas la grâce vient à eux à la rencontre, les embrasse, les pare et les aide à réaliser leur salut. L’Église enseigne que la véritable plénitude et la vraie joie de la vie résident dans une union pleine de grâce avec Dieu et dans une communion constante avec Lui (« vivons ensemble dignement »). L’éloignement de cette communication est, au contraire, source de toutes sortes de désastres et d’humiliations.
3. le Dimanche du Jugement Dernier (appelée aussi le Dimanche de Carnaval : Matthieu 25,31-46).
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On ne consomme plus de viande. La Semaine de la Viande est aussi appelée Semaine du Jugement dernier, puisque l’Évangile correspondant est lu lors de la liturgie (Matthieu 25 :31-46).
Le samedi de la viande, avant le souvenir du Jugement dernier du Christ, au cours duquel apparaîtront tous les vivants et les morts, l’Église commémore « tous ceux qui, depuis Adam jusqu’à ce jour, se sont endormis dans la piété et la bonne foi ». Ce samedi, l’Église, par amour pour l’humanité, prie particulièrement pour les morts qui, pour une raison ou une autre, n’ont pas reçu de funérailles religieuses ni de prières religieuses : « ils n’ont pas reçu de psaumes et d’hymnes de mémoire légalisés. » La pensée de la fin de notre vie, avec les souvenirs de ceux qui sont déjà passés dans l’éternité, a un effet qui donne à réfléchir sur tous ceux qui ont oublié l’éternité et ne se sont accrochés de toute leur âme qu’au périssable et éphémère.
4. le « Dimanche de l’expulsion d’Adam » ou « Dimanche du Pardon » (« dernier jour des laitages ») –
Matthieu 6, 14-21, qui n’est pas le premier jour du Carême mais le dernier jour préparatoire puisque le Carême ne commence qu’aux vêpres. est appelée semaine du fromage, et dans le langage courant semaine du beurre, Maslenitsa – à cause de la consommation de nourriture modeste (fromage, beurre et œufs) au cours de cette semaine ; et aussi parce que (le dimanche du fromage) met fin à la consommation de fromage avant le début du Carême. Le samedi du fromage, on célèbre le souvenir des saints hommes et femmes qui ont brillé pendant le jeûne. L’Église nous fortifie pour les exploits spirituels à travers l’exemple des saints ascètes.
C’est la dernière préparation au Grand et Saint Carême.
Le jour suivant le dimanche du pardon, le lundi pur, marque le début du Grand Carême.


